La peinture fait peau neuve
Ce mardi 11 août 2026, la peinture murale de la Porte du Camus se dévoile à nouveau à la population, après deux mois et demi de travaux minutieux conduits par des spécialistes du patrimoine. Pendant plusieurs semaines, elle a bénéficié d'un travail de restauration.
Tout a commencé par une alerte citoyenne. En juin 2025, deux habitant-e-s, MM. Ivan Nemitz et Henri Terrapon, ont signalé à la Commune l'état préoccupant de l'œuvre. Un constat est aussitôt mandaté auprès de l'atelier Julian James Conservation, établi à Estavayer-le-Lac. Le rapport d'expertise est sans appel : décollements de l'enduit, formation et éclatement de cloques entraînant des pertes de matière picturale, écaillage de la couche picturale, altérations chromatiques. La comparaison avec des images de 2013 révèle une évolution dramatique. Les donneurs d'alerte avaient vu juste.
Un chantier de précision
Du 26 mai au 6 août 2026, trois conservatrices-restauratrices diplômées de l'atelier Julian James Conservation - Christine Baeriswyl, Francesca Santillo et Camille Vial - ont mené les travaux avec toute la rigueur que requiert ce type d'intervention patrimoniale. Nettoyage et dépoussiérage des surfaces au moyen de pinceaux à poils souples, consolidation des enduits décollés par injection de coulis à base de chaux, colmatages au mortier de chaux et de sable, retouches et réintégrations aux couleurs minérales : chaque geste a été guidé par le respect de la matière originale.
Certaines parties de l'œuvre avaient disparu, notamment dans les zones latérales. Elles ont pu être reconstituées grâce aux documents photographiques anciens fournis par M. Daniel de Raemy, historien et Mme Danielle Ducotterd, documentaliste au Service cantonal des biens culturels. C'est ainsi que les armoiries de Pierre Schrôter et les festons de fruits ont retrouvé leur place dans la composition.
Un projet collectif
Ce chantier a mobilisé de nombreux acteurs-trices. Côté Commune, M. Marc-Antoine Lioret, chef du Service des bâtiments, a assuré la responsabilité du projet, avec la collaboration de Mesdames Claudine Pochon et Cynthia Cuany-Misteli. Les moyens d'accès ont été coordonnés par M. David Rey, chef de Secteur exploitation bâtiments, en lien avec l'entreprise Roth Echafaudages. Le Service cantonal des biens culturels a suivi les travaux par l'intermédiaire de M. Nicolas Chenut, et M. Alain Kilar a assuré la documentation photographique professionnelle de l'intervention.